L'inceste est un crime

L’inceste est un crime à part entière

Récemment, la députée CDh Vanessa Matz lançait ce qu’elle appelle elle-même “une petite bombe” au Parlement, avec sa proposition d’inscrire l’inceste au Code Pénal. Cette proposition de loi vise à faire de l’inceste un crime à part entière. Pour les victimes, il s’agirait d’une révolution. Car en Belgique, l’inceste, légalement, n’existe pas.

Il est tout au plus mentionné – en d’autres termes – dans le Code Civil dans le cadre des freins au mariage : deux personnes apparentées jusqu’à un certain niveau ne peuvent pas se marier.

Au niveau pénal, l’inceste apparaît comme circonstance aggravante d’un viol ou d’un attentat à la pudeur. Là encore, le terme n’est pas mentionné comme tel.

Taire l’inceste, c’est faire taire les victimes

Pour les victimes, ne pas parler de l’inceste comme d’un crime en soi, c’est leur refuser la reconnaissance. C’est invisibiliser ces faits, pourtant beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit, et dans la plupart des cas exercés sur des victimes mineures, voire sur des enfants très jeunes.

Il est temps de remettre ce débat à l’ordre du jour, et d’en finir avec ce tabou. Le mouvement #MeTooInceste, né sur les réseaux sociaux début 2021, vise à rendre la parole à ces victimes invisibles. L’inceste est un crime, et doit être considéré comme tel.

Dans notre campagne “T’as conscience”, plusieurs témoignages évoquent l’inceste et ses conséquences sur la vie de la victime. Pourtant, on continue de cacher cette réalité, d’invisibiliser les victimes. Il est temps de sortir du silence, et la classe politique a ici un rôle à jouer.

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